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Sous le Soleil vert...

 

Sous le Soleil Vert…

 

(extrait Puzzle série 3 - pièces mobiles)

 

De bon matin, je ne sais quelle mouche m’a piqué, quel moustique est venu tatouer de burlesques bubons sur mon épiderme en papier glacé d’effroi, mais alors que les plus nantis de nos contemporains dégustent des mets délicats sur la terrasse ensoleillée du Crillon, d’autres bectent grillons et cafards en sauce à chier, afin de remplir leur estomac criant famine !

 

Dans la lignée du petit scarabée chinois, ayant dépassé le stade larvaire de la Tyrannie, l’Europe, à la pointe du nazisme, autorise l’introduction d’insectes dans la majorité des plats préparés ; et les Industriels zélés — ravis d’utiliser une matière première bon marché et de protéger l’univers CERNé de bonnes intentions ! — opinent du chef et incorporent des animaux volants et rampants, sur l’Human Bomb de Baygon vert, à leurs recettes pompettes pour gagner plus de pépettes et faire tomber les humains comme des allumettes devant le piano carnassier d’un cuistot endiablé ! Pour paraphraser Michel Saindoux et soutenir mes surréalistes camarades belges : « Ma frite, adieu mon bel en-cas ! Je fais les gros yeux devant ce grillon dans mon plat ! »

 

Ô cet engouement pour sauver la Planète, à l’image de la poupée Greta Thune Beurk, grande tragédienne du système satanique, qui verse des larmes de crocodile quand on lui balance de l’air chaud sur la caboche : Ô réchauffement climatique ! qu’elle chasse avec une vesse de projet blair wick ! Honni soit ce sardanapalesque sèche-cheveux de sa coiffeuse de luxe tombée dans le stupre « crimino-écologique » !

 

Heureusement que nous avons l’élite des bergers lucifériens, dont le cœur aspire — notre énergie au passage — à prendre les plus louables décisions pour Nous, les gueux, sans maître queux ni tête de veau d’or, à poil sur le bitume fondant, sous l’effet de serres d’un aigle romain du 4e Reich !

 

Sous les navets, la nage du grillon frappé de trypophobie, du cafard spleenétique et de la fourmi de Werber au rouge émoi ; voilà une nouvelle fable de la Fontaine qui, avec cette belle page écrite dans le Codex Alimentarius, ne sera pas de Jouvence ; et elle nous précipitera vers une folle indigence, gueule ouverte de brochet qui reçoit d’une main noire la manne : ces asticots des Reptiles, au pouvoir, levant leur poing de vipère à dessein de faire taire notre bonheur dans l’œuf d’une poule piquée à l’ARNm ; du graphène et des plumes mortifères pour sustenter ses appétits instinctifs de Liberté à des lieues des basses cours de la Corruption !

 

Dès lors, il est plus que jamais l’heure, de revenir à une nourriture naturelle, jetant à la poubelle les productions frelatées de nos savants fabricants de malbouffe !

 

Même si l’atmosphère de nos campagnes n’est pas rose à cause des nuées de chemtrails qui dessinent des grilles de loto, sous le nez des cieux, nous avons le choix conscient de guérir nos plaies et de materner notre jardin intérieur avec pour but que l’extérieur soit à sa ressemblance, plus simple, sobre et pur, en osmose avec le Vivant, échappant à la dolce vita d’un opéra bouffe.

 

Que l’Amour donne le Sain à notre Être créateur d’Harmonie sur la Terre et ailleurs !

 

Stéphane, 25.01.2023

 

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Commentaires: 2
  • #1

    bichon (mercredi, 25 janvier 2023 16:21)

    Ďeľ humourpour dédramatiser ľ horreur,encore et encore récit toujours parfait
    J'aime ton travail���

  • #2

    Stéphane L'Emerveilleur (mercredi, 25 janvier 2023 17:14)

    L'Anachronique remercie Bichon de goûter ses recettes épicées qui neutralisent le fumet des Magiciens d'os qui osent tout, du petit déjeuner au dîner, c'est à cela Qu'On les reconnaît ! Avec Humour et Cœur, Stéphane